La mauvaise étanchéité de votre maison peut faire grimper votre facture totale d’énergie de 15 % par année et peut lui causer une détérioration précoce due à l’humidité. Les portes, les fenêtres et les fissures constituent autant de fuites à colmater. Le calfeutrage et la pose de coupe-bise peuvent remédier, à peu de frais, à bien des maux.
En disposant d’un bilan des infiltrations dans votre habitation, vous serez plus à même d’intervenir efficacement. Le Service d’inspection énergétique de l’Agence de l’efficacité énergétique comporte un test d’infiltrométrie qui permet de localiser et de mesurer la quantité d’air qui pénètre dans la maison. Le test permet également d’identifier les exfiltrations (air chaud et humide qui s’échappe de la maison).
En déplaçant lentement une bougie ou une mince feuille de papier le long des arêtes des murs, des planchers et des plafonds sur tout le pourtour de la maison, vous serez en présence d’une fuite d’air lorsque l’objet vacillera. Cette méthode simple vous donnera de précieuses indications quant aux interventions à réaliser. La mise en marche de tous les appareils extracteurs d’air (hotte, sécheuse, aspirateur central, ventilateur de salle de bain) permettra d’accentuer les fuites et de mieux les localiser.
Les exfiltrations peuvent causer des problèmes de condensation, une dégradation de l’isolant et de la charpente de bois. Comme ces fuites se font surtout vers le haut, il est recommandé de calfeutrer d’abord le haut de votre résidence et les pièces plus humides comme les salles de bain.
Pour obtenir de bons résultats, le joint à calfeutrer doit être propre. Ôtez la peinture, la poussière et la vieille pâte à l’aide d’un couteau à mastic ou d’un tournevis.
Voici quelques points faibles de l'enveloppe de votre maison par où les fuites d'air passent :
Voici deux méthodes qui permettent de détecter les fuites d'air :
Cette première méthode, très simple, consiste à déplacer lentement une bougie ou une feuille de papier le long des murs intérieurs, aux points faibles mentionnés précédemment. Le vacillement de la flamme ou de la fumée ou encore le tremblement de la feuille de papier indique qu’il y a fuite d’air.
Cette méthode de détection est plus perfectionnée. À l’aide d’un appareil, il s’agit de créer une dépressurisation artificielle à l’intérieur de la maison pour simuler les conditions de grands vents. L’air pénètre à travers les trous et les fissures de la maison, ce qui permet d’identifier les endroits précis par où l’air s’infiltre.
Un mauvais joint entre le béton des murs de fondation et la charpente de bois est souvent la cause d'infiltrations directes qui augmentent le coût du chauffage et diminuent le confort d'une maison. Lors de la construction, il est relativement facile et économique de placer sous la lisse d'assise une bande compressible qui empêchera l'air froid de s'introduire sous le plancher du rez-de-chaussée.
La correction de cette défaillance est encore possible dans une maison existante, mais elle exigera beaucoup d'attention. On peut procéder par l'intérieur en scellant chaque joint avec un scellant acoustique. Si le revêtement extérieur fait l'objet d'une réfection majeure, il est conseillé de sceller les fentes entre le béton et le bois avec le même type de produit de scellement avant de poser le nouveau parement.
Une fois l'étanchéité assurée, il faut isoler le haut du mur de béton et la poutre de rive de façon à empêcher le contact direct entre le froid et la charpente de bois. Différents matériaux permettent d'atteindre de bons résultats. La laine minérale en nattes est la plus facile à utiliser. Il s'agit de découper les nattes avec précision et de placer les morceaux sans les comprimer aux bons endroits. Il faut recouvrir le tout d'une membrane pare-vapeur en polyéthylène et sceller les joints avec un ruban adhésif approprié. L'usage de mousse de styrène est aussi possible, mais il faut recouvrir ce matériau d'un coupe-feu.